Icône Solutions IT-mind

IT-mind · Solutions

Sécurité de la messagerie : phishing, usurpation et bonnes pratiques...

La messagerie électronique est aujourd’hui au cœur de l’activité des entreprises. C’est aussi l’un des principaux points d’entrée des cyberattaques. Phishing, usurpation d’identité, pièces jointes piégées : ces attaques visent d’abord les utilisateurs avant de chercher à compromettre des comptes ou des systèmes. De bonnes pratiques et des protections adaptées permettent pourtant de réduire fortement les risques, sans compliquer le quotidien.

Dans la majorité des organisations, la messagerie est un outil central : échanges internes, relations clients et fournisseurs, factures, devis, accès à des plateformes en ligne… Cette importance en fait une cible prioritaire pour les attaquants.

Les autorités de référence, notamment l’ ANSSI, rappellent que la vigilance face aux courriels malveillants et la sécurisation des comptes font partie des mesures de base en cybersécurité, au même titre que les mises à jour ou les sauvegardes.


Pourquoi la messagerie est une cible privilégiée ?

La messagerie permet d’atteindre directement un utilisateur, sans contourner de dispositif technique complexe. Un simple clic peut suffire à déclencher une chaîne d’événements : vol d’identifiants, installation d’un logiciel malveillant, fraude au virement ou prise de contrôle d’un compte.

Les attaques les plus fréquentes sont :

  • le phishing (hameçonnage) : faux message incitant à cliquer ou à saisir des identifiants
  • les pièces jointes piégées : documents contenant un contenu malveillant
  • l’usurpation d’identité : imitation d’un dirigeant, d’un fournisseur ou d’un service connu
  • la fraude au virement : demande urgente de paiement avec changement de RIB
  • la compromission de compte : prise de contrôle d’une boîte mail pour relancer des contacts


Le phishing : une méthode simple… et encore efficace...

Le phishing repose sur un principe psychologique : créer un sentiment d’urgence ou de confiance pour inciter à agir rapidement. Facture à régler, colis en attente, mot de passe expiré, document à valider… Le message paraît crédible, surtout lorsque les logos et la présentation sont copiés à l’identique.

Certains signaux doivent alerter :

  • un ton anormalement urgent (“immédiatement”, “dernier rappel”, “compte bloqué”)
  • une adresse d’expéditeur inhabituelle ou légèrement modifiée
  • un lien qui ne correspond pas au site attendu
  • une demande d’identifiants ou de codes confidentiels
  • un style ou un vocabulaire inhabituel


Usurpation d’identité : quand le message semble légitime...

L’usurpation consiste à se faire passer pour une personne ou une organisation de confiance : direction, service comptable, banque, prestataire, administration…

Parfois l’adresse ressemble simplement à l’originale. Dans d’autres cas, le compte réel a été compromis. C’est pourquoi la vigilance humaine doit être complétée par des protections techniques adaptées.


Un enjeu de sécurité… et de protection des données...

Les boîtes mail contiennent souvent des informations sensibles : données personnelles, documents RH, contrats, devis, échanges stratégiques. En cas de compromission, les conséquences peuvent être importantes : fuite d’informations, fraude financière, atteinte à l’image ou interruption d’activité.

La CNIL rappelle que la sécurité des données personnelles doit être adaptée aux risques. Une messagerie insuffisamment protégée peut conduire à une violation de données, avec des obligations de gestion et de notification.


Des réflexes simples au quotidien :

Sans modifier profondément les habitudes, quelques règles réduisent fortement les risques :

  • ne jamais saisir ses identifiants après avoir cliqué sur un lien reçu par e-mail
  • vérifier l’adresse complète de l’expéditeur
  • se méfier des demandes urgentes ou inhabituelles, même si elles semblent internes
  • en cas de doute, contacter l’expéditeur via un numéro connu
  • ne pas ouvrir une pièce jointe inattendue sans vérification
  • signaler les messages suspects selon une procédure interne simple


Des protections techniques complémentaires :

La vigilance humaine reste essentielle, mais elle ne suffit pas toujours. Plusieurs mesures techniques permettent de renforcer la sécurité :

  • un filtrage antispam et antiphishing efficace
  • l’authentification multifacteur (MFA) sur les comptes
  • des mécanismes limitant l’usurpation (SPF, DKIM, DMARC)
  • la détection des connexions anormales
  • des restrictions sur certains types de pièces jointes

L’objectif n’est pas de bloquer les échanges, mais de réduire le risque tout en conservant une messagerie fluide et opérationnelle.


Un sujet lié au facteur humain :

Les attaques par e-mail exploitent principalement la confiance et l’urgence. Sensibiliser régulièrement les utilisateurs et rappeler les bons réflexes reste donc essentiel, en complément des dispositifs techniques.


Glossaire des principaux termes :

  • Phishing (hameçonnage) : message trompeur visant à obtenir des informations ou provoquer une action.
  • Usurpation d’identité : imitation d’un expéditeur de confiance.
  • Compromission : accès non autorisé à un compte ou à un système.
  • MFA : authentification multifacteur (mot de passe + preuve supplémentaire).
  • SPF / DKIM / DMARC : mécanismes techniques limitant l’usurpation d’adresse e-mail.
  • Violation de données : incident entraînant l’accès, la perte ou la divulgation de données personnelles.

Renforcer la sécurité de votre messagerie ?

Vous souhaitez réduire les risques de phishing, d’usurpation ou de compromission de comptes ? Un échange permet d’évaluer vos pratiques actuelles et d’identifier les actions prioritaires adaptées à votre organisation.

Échanger avec IT-mind

📅 Dernière mise à jour : 28/01/2026

Chargement…